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STU Flash, 12 octobre 2017

Intervention orale du STU sur le document 202 EX/5 partie IV, 12 octobre 2017

STU/67e Conseil/17/025
12 octobre 2017

 

202e session du Conseil exécutif de l’UNESCO

Document 202 EX/5

Suivi des décisions et résolutions adoptées par le Conseil exécutif et la Conférence générale
à leurs sessions antérieures

Partie IV

Questions relatives aux ressources humaines

 

INTERVENTION ORALE DU SYNDICAT DU PERSONNEL DE L’UNESCO (STU)

 

Merci Madame la Présidente, Excellences, Mesdames et Messieurs.

Une fois de plus, le STU souhaiterait exprimer sa vive préoccupation quant à la situation des ressources humaines en général dans notre Organisation. Nous regrettons par exemple l’abus de contrats de non-fonctionnaires à long terme, dont un grand nombre exercent des fonctions fondamentales au sein de l’Organisation. A ce jour, plus de la moitié des effectifs de l’Organisation est constituée de personnel temporaire, engendrant perte de la mémoire institutionnelle, discrimination entre les personnels, violation de l’indépendance de la fonction publique internationale. Par ailleurs, si le nombre de retraités recrutés baisse, nous constatons tous les jours l’octroi de nouvelles dérogations, que nous estimons injustifiées.

La situation de la Caisse d’assurance maladie est quant à elle critique. Depuis les jugements rendus par le TAOIT en février dernier, la gouvernance est au point mort. Le STU compte sur les Etats membres pour réparer les erreurs de l’Administration et revenir à la situation antérieure à 2014, exécutant ainsi les jugements du TAOIT.

En ce qui concerne la stratégie de gestion des ressources humaines pour 2017-2022, le STU demande depuis longtemps qu’elle soit assortie d’objectifs et de mécanismes clairs, dans le cadre de laquelle tous les échelons de la hiérarchie deviendraient comptables de leurs responsabilités dans la gestion des ressources humaines, notamment du développement des connaissances et des compétences, de la planification du développement de carrière, et de la transparence des processus relatifs à la mobilité et au recrutement.

Le document qui nous est présenté ne répond pas à nos attentes. Il n’y est pas fait mention de la responsabilité de chacun dans la gestion des ressources humaines. Depuis de nombreuses années, le sens de la responsabilité se perd dans notre Maison : les recommandations formulées par des organes tels que le Conseil d’appel ou le Comité des rapports ne sont pas suivies par l’Administration, les instructions données par les managers ne sont pas appliquées. La force d’inertie dans notre Organisation est immense. En découlent frustration, démotivation, colère, ressentiment, et surtout la sensation d’un immense gâchis.

Nous tenons la Directrice générale, le Directeur des ressources humaines et certains membres de l’équipe dirigeante pour personnellement responsables de cette situation.

La crise financière est réelle et nous ne la sous-estimons pas. Mais l’application des décisions prises, le respect des règles, la reconnaissance et la valorisation des compétences ne coûtent pas d’argent. Les procédures engagées par le personnel auprès du TAOIT pour faire respecter ses droits, elles, grèvent toujours plus le budget de l’UNESCO. S’il était mis un terme aux petits arrangements entre amis, aux règlements de compte et au harcèlement, notre Organisation, à laquelle nous sommes tous profondément attachés, se porterait bien mieux.

Un personnel motivé et convaincu du sens de la justice et des compétences de ses dirigeants est un personnel efficace. Nous espérons que la nouvelle ou le nouveau Directeur général le comprendra et s’emploiera à y parvenir.

Je vous remercie de votre attention.